Les flux de travail

Livre II – Le système de propriété d’usage

Partie 2 – Vers une proposition libérale égalitaire

Figure 12 – Synthèse du fonctionnement et des échanges entre les propriétés d’usage mutuel

Lorsqu’on coordonne les trois modes de propriété mutuelle d’usage, on obtient les interactions suivantes. La PUMA ne peut pas exporter sa production, puisqu’elle est destinée entièrement à ses usagers propriétaires. Elle aura cependant besoin de se procurer divers équipements ou services pour fonctionner. Elle peut donc acheter la production d’une PUMO. Un mécanisme identique permet aux PUMP de se procurer aussi les biens ou les services qu’elles ne peuvent assurer. La PUMO se retrouve dans la position la plus disposée à l’échange. Elle peut vendre sa production à tous les acteurs de l’économie : les usagers bien évidemment, les autres formes de propriété mutuelle d’usage, sans oublier les autres PUMO. Nous avons donc un système qui permet la concurrence de marché dans une certaine mesure, mais qui incite la mutualisation via la copropriété. Le marché sera non lucratif, puisque le coût du travail sera désindexé de la rente et toutes les incertitudes du monde capitaliste. Les prix n’auront pas la possibilité de varier selon des paris sur l’avenir, ou par des effets de dette roulante intergénérationnelle. L’État collectera l’impôt qui servira essentiellement à payer le traitement des fonctionnaires. Il sera non pas prélevé sur les salaires, puisque c’est le lot de la cotisation, mais sur la production des propriétés d’usages.

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